Espèces de requins · Requins dormeurs (Somniosidae)

Requin dormeur grenouille

Le requin dormeur grenouille est l'un des deux requins dormeurs nains : un poisson sombre et cylindrique d'environ 1,4 m qui vit sur les pentes profondes au large du Japon et de la Nouvelle-Zélande, et qui a été examiné par si peu de scientifiques que l'essentiel de sa biologie reste inconnu.

Somniosus longusIUCN Données insuffisantesJusqu’à 1,4 mMis à jour septembre 2026Vérifié par SharkSider Editorial Team
En bref

Le requin dormeur grenouille (Somniosus longus) est un petit requin dormeur des grands fonds du Pacifique, atteignant environ 1,4 m (4,7 ft), connu grâce à une poignée de spécimens capturés au large du Japon, de la Nouvelle-Zélande et probablement du Chili, entre 120 et 1.160 m. Il présente le museau émoussé de la famille, des nageoires dorsales sans épine et pas de nageoire anale, à l'échelle d'un grand aiguillat.

Son régime n'a pas été étudié et l'on suppose, comme chez son jumeau atlantique le requin dormeur nain, qu'il se compose de petits poissons, de calmars et de crustacés. Il donne naissance à des petits vivants, bien qu'aucune portée n'ait jamais été décrite. L'UICN l'a classé en Données insuffisantes en 2017, faute de données suffisantes pour juger de son statut. Il n'a jamais fait de mal à un être humain.

  • Longueur maximaleEnviron 1,43 m (4,7 ft)
  • PoidsAucune mesure fiable
  • LongévitéInconnue ; non déterminée
  • Répartition en profondeur120–1.160 m (390–3.800 ft)
  • Régime alimentairePetits poissons, calmars, crustacés (présumé)
  • Statut UICNDonnées insuffisantes (évalué en 2017)
Classification scientifique
Règne
Animalia
Embranchement
Chordata
Classe
Chondrichthyes
Ordre
Squaliformes
Famille
Somniosidae
Genre
Somniosus
Espèce
Somniosus longus
Famille (nom courant)
Requins dormeurs
Autres noms
Yume-zame (japonais)
Sur cette page
  1. Comment reconnaître un requin dormeur grenouille
  2. Quelle taille atteignent les requins dormeurs grenouilles ?
  3. Où vivent les requins dormeurs grenouilles
  4. Ce que mangent les requins dormeurs grenouilles
  5. Comportement et sens
  6. Reproduction et longévité
  7. Les requins dormeurs grenouilles sont-ils dangereux pour l'homme ?
  8. Statut de conservation
  9. Espèces similaires et parents proches
  10. Questions fréquentes
  11. Sources

Comment reconnaître un requin dormeur grenouille

Imaginez un requin du Groenland réduit à la taille d'un aiguillat épineux, et vous obtenez à peu près le requin dormeur grenouille. Le corps est un cylindre effilé, la tête courte avec un museau arrondi et émoussé, et l'œil est proportionnellement plus grand que chez les grands requins dormeurs. Les deux nageoires dorsales sont petites, sans épine et reculées, la seconde un peu plus grande que la première ; il n'y a pas de nageoire anale, et la queue est courte avec un lobe inférieur faible. L'animal tout entier est d'un gris-brun foncé uniforme à noir, sans taches ni bandes.

Les mâchoires sont la marque de fabrique de la famille. Les dents supérieures sont de fines pointes destinées à saisir ; les dents inférieures sont de larges lames basses avec une cuspide qui ne penche que légèrement sur le côté, décrite dans la description originale comme semi-dressée. Ce détail distingue le requin dormeur grenouille du requin dormeur nain de l'Atlantique, dont les cuspides inférieures penchent davantage ; les deux appartiennent au sous-genre Rhinoscymnus, les requins dormeurs nains à museau court, et un spécimen sans données de localité est réellement difficile à identifier.

Dans l'eau, le requin dormeur grenouille pourrait passer pour un squale-grogneur velouté ou un squale liche de taille et de couleur semblables ; l'absence d'épines dorsales, le museau émoussé et la dentition en deux parties permettent de trancher une fois l'animal en main. L'origine du nom anglais n'a pas été consignée, et le nom japonais, yume-zame, signifie requin des rêves.

Quelle taille atteignent les requins dormeurs grenouilles ?

Le requin dormeur grenouille est un petit requin dormeur à tous égards. Le plus grand spécimen recensé mesure environ 1,43 m (4,7 ft), et la poignée d'adultes mesurés se regroupe autour de 1,1 m pour les mâles et 1,3 m pour les femelles. Les femelles semblent être le sexe le plus grand, mais avec si peu d'animaux dans les collections, c'est une tendance plutôt qu'une règle.

Personne n'a publié de poids, et nous n'en inventerons pas. Un requin en forme d'aiguillat de 1,3 m pèse habituellement de 8 à 15 kg, mais les requins dormeurs portent un foie huileux exceptionnellement volumineux, si bien que le chiffre réel pourrait dépasser cette fourchette. La taille à la naissance est inconnue ; le requin dormeur nain, son plus proche parent, naît à 21–28 cm, et rien ne laisse penser que le requin dormeur grenouille diffère beaucoup. La barre de taille ci-dessous compare la longueur maximale connue à un plongeur de 1,8 m ; comparez-la avec le requin du Groenland de 6 m.

Longueur maximale enregistrée du requin dormeur grenouille à côté d’un plongeur de 1,8 m
Requin dormeur grenouille1,4 m (4,7 ft)
Plongeur1,8 m (6 ft)

Où vivent les requins dormeurs grenouilles

Le requin dormeur grenouille a été décrit en 1912 par l'ichtyologiste japonais Shigeho Tanaka à partir de spécimens capturés en eaux profondes au large de Honshu, et le Japon reste l'endroit d'où proviennent la plupart des animaux connus : la baie de Suruga et la baie de Sagami, les profondes échancrures au sud de Tokyo dont les canyons ont livré le requin lutin et le requin lézard. Des campagnes de chalutage en eaux profondes autour de la Nouvelle-Zélande ont ensuite retrouvé la même espèce sur les pentes des deux îles principales et sur le Chatham Rise, et des spécimens du talus continental au large du Chili lui ont été rattachés, bien que les animaux chiliens n'aient pas été comparés génétiquement à ceux du Japon.

Ces trois régions sont séparées par des milliers de kilomètres, ce qui suggère soit une répartition clairsemée le long de toute la bordure du Pacifique, soit plusieurs populations semblables qu'une future étude finira par distinguer. Les profondeurs enregistrées vont d'environ 120 m à 1.160 m (390 à 3.800 ft), la plupart des captures se situant entre 250 et 1.000 m sur des fonds meubles du talus continental supérieur et moyen. À ces profondeurs, l'eau est à 4–10 °C au large du Japon et de la Nouvelle-Zélande, et le requin dormeur grenouille n'est probablement pas lié à l'eau froide comme l'est son cousin arctique, mais simplement à la profondeur.

Aucune page pays de SharkSider ne mentionne le requin dormeur grenouille, car il ne s'approche jamais des côtes.

Ce que mangent les requins dormeurs grenouilles

Aucune étude du contenu stomacal du requin dormeur grenouille n'a été publiée, si bien que le régime doit être déduit de ses mâchoires et du requin dormeur nain, mieux connu. La dentition forme un ensemble à saisir et à trancher : les dents supérieures étroites immobilisent la proie tandis que la rangée inférieure, en forme de lame, la découpe. Le requin dormeur nain, doté d'une mâchoire identique, mange de petits poissons osseux, des calmars et des poulpes, et occasionnellement des crustacés et des morceaux de poisson trop gros pour avoir été avalés entiers. Un requin dormeur grenouille mange presque certainement la même chose : des poissons-lanternes et d'autres poissons mésopélagiques qui migrent vers la zone du talus, de petits calmars, et tout ce qui dérive sous forme de charogne.

Le style de chasse est également déduit. Les requins dormeurs sont des nageurs lents, au corps mou et souple, dotés de grands foies riches en squalène qui les rendent quasi neutres en flottabilité, si bien qu'ils peuvent planer et croiser juste au-dessus du fond avec très peu d'effort. Leur large pharynx et leur petite bouche fonctionnent comme une pompe d'aspiration : s'approcher d'une longueur de corps de quelque chose de comestible, ouvrir la bouche, et la proie est aspirée. Les marques de morsure que laissent les requins dormeurs sur des poissons et des calmars des grands fonds capturés dans les mêmes chaluts montrent qu'ils arrachent aussi des morceaux à des animaux bien plus gros qu'eux.

Comportement et sens

Le requin dormeur grenouille n'a jamais été observé vivant pendant une durée notable, si bien que son comportement est reconstitué à partir de son anatomie et des quelques requins dormeurs qui ont été marqués. Le plan corporel indique la lenteur : petites nageoires, queue faible, muscles mous et un foie qui procure la portance plutôt que la vitesse. Les requins du Groenland et les requins dormeurs du Pacifique marqués croisent à moins d'un demi-mètre par seconde et montent et descendent le talus au cours d'une journée ; une espèce naine a peu de chances d'être plus énergique.

Les sens sont ceux d'un poisson qui vit à la limite de la lumière du jour. Entre 200 et 1.000 m, il y a peu ou pas de lumière solaire, mais beaucoup de lumière biologique, et l'œil relativement grand du requin dormeur grenouille est probablement réglé pour repérer les éclairs bioluminescents plutôt que pour former des images nettes (voir les requins sont-ils aveugles ?). L'odorat fait l'essentiel du travail à courte distance, et les ampoules de Lorenzini du museau lui donnent un sens électrique qui localise les proies enfouies dans le sédiment ou cachées dans l'obscurité.

On ignore si les requins dormeurs grenouilles sont solitaires ; ils apparaissent isolément dans les chaluts. Leur histoire évolutive est celle des requins dormeurs dans leur ensemble, une lignée squaliforme spécialisée dans le froid et les grands fonds (voir l'évolution des requins).

Reproduction et longévité

Tous les requins dormeurs examinés jusqu'à présent sont ovovivipares : les œufs éclosent à l'intérieur de la mère, les embryons vivent de leur sac vitellin, et les petits naissent vivants et pleinement formés. On suppose que le requin dormeur grenouille suit le même schéma familial (voir les quatre modes de reproduction des requins), mais aucune femelle gravide n'a été décrite, si bien que la taille de la portée, la gestation, la taille à la naissance et la saison de reproduction sont toutes inconnues. Le meilleur repère est le requin dormeur nain, qui porte de 8 à 17 petits et met bas à 21–28 cm ; un requin dormeur grenouille de même taille produirait probablement une portée de cet ordre.

La maturité peut au moins être encadrée. Les mâles matures mesurés se situaient autour de 1,1 m et les femelles matures autour de 1,3 m, ce qui, sur un maximum de 1,43 m, signifie que le requin dormeur grenouille atteint sa maturité à 75–90 % de sa longueur finale, tardivement en termes proportionnels. Personne n'a compté les bandes de croissance dans ses vertèbres, et les requins dormeurs calcifient si mal leur squelette que le comptage des bandes ne serait de toute façon pas fiable. Des squaliformes des grands fonds de taille comparable, comme le pailona commun, vivent des décennies et croissent très lentement, si bien qu'une longévité de vingt à quarante ans pour le requin dormeur grenouille ne serait pas surprenante (voir combien de temps vivent les requins), mais il s'agit d'une attente, pas d'une mesure.

Les requins dormeurs grenouilles sont-ils dangereux pour l'homme ?

Non. La base de données SharkSider ne recense aucun incident attribué au requin dormeur grenouille, et il n'existe nulle part de trace d'une morsure infligée à une personne. C'est une question de géographie, non de tempérament : l'espèce vit à 120 m de profondeur et au-delà, bien en dessous de tout nageur, surfeur ou plongeur de loisir, et les seules personnes qui en manipulent un sont les équipages de chalutiers et les scientifiques à qui ils le remettent. Un requin dormeur de 1,3 m hissé sur un pont est apathique et facile à manier, et ses dents, bien qu'acérées, sont logées dans une petite bouche conçue pour aspirer plutôt que pour lacérer.

Les incidents qui surviennent réellement en Nouvelle-Zélande et au Japon impliquent des espèces côtières (voir le registre des attaques de Nouvelle-Zélande), jamais un aiguillat des grands fonds. Si le requin dormeur grenouille présente le moindre risque pour les personnes, c'est celui que porte toute la famille : la chair des requins dormeurs est riche en oxyde de triméthylamine et devient désagréable, parfois toxique, si elle est consommée fraîche.

La base de données SharkSider ne recense aucun incident attribué à cette espèce. Elle s’appuie sur l’International Shark Attack File, le Global Shark Attack File et des rapports locaux vérifiés, et elle est mise à jour chaque semaine.

Statut de conservation

La Liste rouge de l'UICN a évalué le requin dormeur grenouille en 2017 et l'a classé en Données insuffisantes. Les évaluateurs ont noté que la majeure partie de sa répartition en profondeur se situe sous les pêcheries d'eau profonde du Japon et de la Nouvelle-Zélande, qu'il n'est ciblé par personne, et qu'il n'est que rarement capturé comme prise accessoire dans les chaluts de talus, sur les palangres de fond et dans les casiers à crabes ; mais avec seulement une poignée de spécimens confirmés, aucune estimation de population et des observateurs susceptibles de le confondre avec le requin dormeur austral, ils n'ont pas pu dire s'il est stable, en déclin ou hors de danger. La propre classification des menaces de la Nouvelle-Zélande a abouti au même verdict, Données insuffisantes, en 2018. Il ne figure ni à la CITES ni à la Convention sur les espèces migratrices et ne bénéficie d'aucune protection légale spécifique dans aucun pays.

La principale incertitude porte sur l'effort de pêche en profondeur. Les chaluts néo-zélandais ciblant l'hoplostète orange et le merlan bleu, ainsi que les pêcheries d'eau profonde japonaises, exploitent des parties du talus où vivent les requins dormeurs grenouilles, et les petits requins dormeurs capturés par un chalut depuis 800 m ont peu de chances de survivre à une remise à l'eau. Les aiguillats des grands fonds sont vulnérables précisément à ce type de capture accidentelle parce qu'ils atteignent la maturité tardivement et produisent de petites portées, ce qui explique comment le pailona commun et le squale liche ont fini par être décimés dans l'Atlantique nord-est. La répartition apparemment large du requin dormeur grenouille et son refuge en profondeur laissent espérer qu'il ne figure pas parmi les requins menacés, mais tant que personne ne l'aura recensé, Données insuffisantes reste la seule étiquette honnête.

Espèces similaires et parents proches

Le jumeau du requin dormeur grenouille est le requin dormeur nain (Somniosus rostratus) de l'Atlantique oriental et de la Méditerranée, l'autre membre du sous-genre nain Rhinoscymnus. Les deux ont la même taille et la même forme et se distinguent surtout par l'océan, par les cuspides légèrement plus dressées sur les dents inférieures du requin dormeur grenouille et par de petites différences dans la position des nageoires ; certains auteurs ont mis en doute qu'il s'agisse bien d'espèces distinctes, et une comparaison génétique se fait attendre depuis longtemps.

Les grands requins dormeurs du sous-genre Somniosus partagent le même plan de mâchoires et de nageoires, à cinq fois la longueur : le requin du Groenland de l'Arctique, le requin dormeur du Pacifique, dont l'aire de répartition chevauche celle du requin dormeur grenouille au large du nord du Japon, et le requin dormeur austral, qui la chevauche au large de la Nouvelle-Zélande et du Chili. Un juvénile de 1,3 m d'un grand requin dormeur est ce qui risque le plus d'être confondu avec un requin dormeur grenouille adulte ; l'œil proportionnellement plus grand du nain est l'indice. Parmi les parents plus éloignés de la même famille figurent le squale-grogneur velouté et le pailona commun, tous deux dotés de petites épines dorsales que les requins dormeurs n'ont pas. Une liste complète des squaliformes des grands fonds se trouve sur notre page types de requins.

Questions fréquentes

Quelle est la taille d'un requin dormeur grenouille ?

Petit pour un requin dormeur : le plus grand spécimen connu mesure environ 1,43 m (4,7 ft). Les mâles adultes mesurent autour de 1,1 m et les femelles adultes autour de 1,3 m, si bien que les femelles sont probablement le sexe le plus grand. Aucun poids n'a jamais été publié, et la taille à la naissance est inconnue, bien que son plus proche parent naisse à 21–28 cm.

Où vivent les requins dormeurs grenouilles ?

Sur les talus continentaux profonds du Pacifique : au large du Japon, en particulier dans les baies de Suruga et de Sagami, autour de la Nouvelle-Zélande y compris le Chatham Rise, et probablement au large du Chili. On les trouve entre 120 et 1.160 m, le plus souvent entre 250 et 1.000 m, et ils ne s'aventurent jamais en eaux côtières peu profondes.

Que mangent les requins dormeurs grenouilles ?

Personne n'a étudié le contenu de leur estomac. À en juger par les dents supérieures préhensiles, les dents inférieures tranchantes et la bouche aspirante qu'il partage avec le requin dormeur nain, le régime se compose presque certainement de petits poissons osseux, de calmars et de poulpes, de quelques crustacés, et de morceaux de charogne ou d'animaux plus grands qui dérivent vers le talus.

Les requins dormeurs grenouilles sont-ils dangereux pour l'homme ?

Non. Il n'existe aucune trace d'un requin dormeur grenouille ayant mordu quelqu'un, et la base de données SharkSider ne lui attribue aucun incident. L'espèce vit bien en dessous des profondeurs de plongée, elle est lente et apathique, et possède une petite bouche aspirante. Les seules personnes qui en touchent un sont les équipages de chalutiers et les scientifiques.

Pourquoi l'appelle-t-on requin dormeur grenouille ?

L'origine du nom anglais n'a jamais été expliquée dans la littérature scientifique ; elle pourrait faire référence à la tête émoussée et large. L'espèce a été nommée Somniosus longus par Shigeho Tanaka en 1912, longus signifiant long, et son nom japonais yume-zame se traduit par requin des rêves, en accord avec la famille des requins dormeurs.

Comment se reproduisent les requins dormeurs grenouilles ?

Comme tous les requins dormeurs, on suppose qu'ils sont ovovivipares, les œufs éclosant à l'intérieur et donnant naissance à des petits vivants. Aucune femelle gravide n'a été décrite, si bien que la taille de la portée et la gestation sont inconnues. Le requin dormeur nain, son plus proche parent, porte de 8 à 17 petits, ce qui constitue la meilleure estimation disponible.

Combien de temps vivent les requins dormeurs grenouilles ?

Inconnu. Personne n'a déterminé l'âge d'un requin dormeur grenouille, et les vertèbres des requins dormeurs sont trop mal calcifiées pour un comptage fiable des bandes de croissance. Des aiguillats apparentés des grands fonds, de taille comparable, vivent des décennies et atteignent tardivement leur maturité, si bien qu'une longévité de vingt à quarante ans est plausible, mais cela reste une supposition, pas une mesure.

Les requins dormeurs grenouilles sont-ils menacés ?

Personne ne le sait. L'UICN a classé le requin dormeur grenouille en Données insuffisantes en 2017, car il n'est connu que par une poignée de spécimens et aucune estimation de population ni aucun relevé de captures n'existe. La majeure partie de sa répartition en profondeur échappe à la pêche commerciale et il n'est pas ciblé, mais il est occasionnellement capturé comme prise accessoire dans les chaluts profonds au large de la Nouvelle-Zélande et du Japon. Il ne bénéficie d'aucune protection CITES ni nationale.

Quelle est la différence entre un requin dormeur grenouille et un requin dormeur nain ?

Très peu. Les deux sont des requins dormeurs nains d'environ 1,4 m du sous-genre Rhinoscymnus. Le requin dormeur grenouille vit dans le Pacifique au large du Japon, de la Nouvelle-Zélande et du Chili ; le requin dormeur nain vit dans l'Atlantique oriental et en Méditerranée. Les cuspides des dents inférieures du requin dormeur grenouille sont moins inclinées. Certains scientifiques doutent qu'il s'agisse d'espèces distinctes.

Sources

  1. Somniosus longus (Frog Shark), IUCN Red List of Threatened Species
  2. Somniosus longus, FishBase species summary
SharkSider Editorial Team
Rédigé et vérifié par
SharkSider Editorial Team

Une petite équipe consacrée à la recherche sur les requins et à rendre la biologie marine facile à comprendre. Chaque page est vérifiée à partir des données actuelles sur les espèces et de la base de données des attaques de SharkSider, et mise à jour dès l'apparition de nouveaux incidents ou de nouvelles recherches.

Publié le 10 octobre 2022 · Dernière mise à jour le 22 septembre 2026 · Aucun incident attribué à cette espèce dans la base de données SharkSider des attaques, mise à jour chaque semaine.

Toutes les espèces de requins, de A à ZFiches de 268 requins avec photos, taille, répartition et dangerosité réelle de chacun.
Voir toutes les espèces