Le requin à nez pointu australien (Rhizoprionodon taylori) est un petit requin-requiem du plateau du nord de l'Australie et du sud de la Papouasie, atteignant environ 69 cm (2,3 ft) et vivant de la surface à environ 110 m. Il est bronze dessus et blanc dessous, avec un museau long et pointu, de grands yeux et des nageoires dorsale et caudale aux bords sombres.
Il se nourrit de petits poissons, de crevettes et de calmars en eaux côtières turbides. Les femelles mettent bas de un à dix petits par voie placentaire après un cycle de onze à douze mois, dont l'essentiel se passe en développement suspendu. La maturité survient vers un an et l'âge maximal est de sept ans. L'UICN le classe en Préoccupation mineure, et il est trop petit pour menacer qui que ce soit.
- Longueur maximale69 cm (2,3 ft) ; les adultes mesurent généralement 45-60 cm
- PoidsMoins de 2 kg (4,4 lb) ; aucun maximum publié
- Longévité7 ans, la plus courte connue pour un requin
- ProfondeurDe la surface à environ 110 m (360 ft)
- RégimePetits poissons osseux, crevettes, calmars
- Statut UICNPréoccupation mineure (évalué en 2018)
- Règne
- Animalia
- Embranchement
- Chordata
- Classe
- Chondrichthyes
- Ordre
- Carcharhiniformes
- Famille
- Carcharhinidae
- Genre
- Rhizoprionodon
- Espèce
- Rhizoprionodon taylori
- Famille (nom courant)
- Requins-requiem
- Autres noms
- Requin à nez pointu de Taylor
Sur cette page
- Comment reconnaître un requin à nez pointu australien
- Quelle taille atteignent les requins à nez pointu australiens ?
- Où vivent les requins à nez pointu australiens
- Ce que mangent les requins à nez pointu australiens
- Comportement et une vie menée rapidement
- Reproduction, diapause et longévité
- Le requin à nez pointu australien est-il dangereux pour l'homme ?
- Statut de conservation
- Espèces similaires et proches parents
- Questions fréquentes
- Sources
Comment reconnaître un requin à nez pointu australien
La taille fait la majeure partie du travail. Tout spécimen de moins de 70 cm à la silhouette classique de requin-requiem, au corps élancé, au museau long et à la première dorsale haute, capturé en eau peu profonde au large du nord de l'Australie, est probablement cette espèce ou l'un de ses deux ou trois proches parents. Le museau est le trait distinctif du genre : long, étroit et à pointe mousse, nettement plus d'un tiers de la tête, avec de longs sillons aux commissures de la bouche, les sillons labiaux, qui courent vers l'avant le long des deux lèvres.
La coloration est discrète. Bronze à brun grisâtre sur le dos, blanc crayeux dessous, la démarcation se faisant selon une ligne douce plutôt que nette. Les pointes et les bords arrière de la première dorsale et de la caudale sont sombres à foncés, tandis que les nageoires pectorales, pelviennes et la seconde dorsale ont un bord clair plutôt qu'une pointe sombre, exactement l'inverse du motif des requins Carcharhinus à ailerons noirs de la même côte. Il n'y a ni taches ni ligne sur le flanc.
La position des nageoires le distingue de ses parents. La seconde dorsale est petite et commence au-dessus ou en arrière du milieu de la base de l'anale, et il n'y a pas de crête de peau entre les deux dorsales. Les dents sont de petits triangles obliques aux bords finement dentelés, semblables sur les deux mâchoires, avec environ 24 à 26 rangées de chaque côté. Les yeux sont grands par rapport à la tête, une adaptation à l'eau côtière trouble dans laquelle ce requin évolue.
Quelle taille atteignent les requins à nez pointu australiens ?
C'est l'un des plus petits requins-requiem. Le plus grand spécimen mesuré faisait 69 cm (2,3 ft) de longueur totale, et les adultes ordinaires mesurent entre 45 et 60 cm environ, c'est-à-dire qu'un individu bien développé tiendrait sans problème dans un évier de cuisine. Les femelles sont en moyenne un peu plus grandes que les mâles, comme chez presque tous les requins.
Les petits naissent à environ 25 cm, plus d'un tiers de la taille adulte, puis grandissent très vite. Les deux sexes atteignent la maturité vers un an et environ 42 à 47 cm, l'un des taux de maturation les plus rapides mesurés chez un requin ; la plupart des espèces mettent cinq ans ou plus, et les grands requins côtiers une décennie. La croissance ralentit fortement après la maturité, si bien que la différence entre un individu de deux ans et un individu de six ans se compte en centimètres.
Aucune série de poids publiée n'existe. Un requin de 60 cm de cette corpulence pèse moins de deux kilogrammes, et donner un maximum précis reviendrait à en inventer un. L'échelle compte pour comprendre l'animal : à cette taille, un requin à nez pointu australien est la proie de presque tout ce qui est plus grand sur le même fond, des requins à pointes noires australiens aux gros mérous, et toute sa stratégie de vie est bâtie autour de ce fait. La barre ci-dessous compare le maximum de 69 cm à un plongeur de 1,8 m.
Où vivent les requins à nez pointu australiens
L'aire de répartition est réduite et bien délimitée. L'espèce occupe le plateau continental tropical du nord de l'Australie, de la côte de Pilbara en Australie-Occidentale jusqu'au Territoire du Nord et au golfe de Carpentarie, puis le Queensland et l'extrémité nord de la Nouvelle-Galles du Sud, et s'étend au nord à travers le détroit de Torrès jusqu'aux eaux côtières du sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les limites publiées vont d'environ 8°S à 28°S ; les mentions plaçant la limite nord à 8°N sont des coquilles, l'espèce n'ayant jamais été observée dans l'hémisphère nord.
L'habitat est peu profond, chaud et turbide. Ces requins vivent sur des fonds meubles dans des baies, des golfes et des eaux côtières ouvertes, de la zone de ressac jusqu'au plateau intérieur, et sont les plus fréquents dans les quelques dizaines de mètres supérieurs. Les observations vérifiées atteignent environ 110 m, et ils ne sont capturés plus profondément qu'occasionnellement. Les températures de l'eau dans cette aire se situent entre environ 24 et 30 °C toute l'année.
Au sein de cet habitat, ils sont réellement abondants. Le requin à nez pointu australien est l'un des requins les plus fréquemment capturés par les filets maillants côtiers et les chaluts à crevettes du nord de l'Australie, et les relevés du golfe de Carpentarie l'enregistrent couramment en grand nombre. Être commun et être en sécurité sont deux choses différentes pour un requin, mais dans ce cas elles coïncident, pour des raisons qui tiennent à la rapidité avec laquelle l'espèce se reproduit.

Ce que mangent les requins à nez pointu australiens
Des proies petites, prises près du fond. Le contenu stomacal est dominé par de petits poissons osseux, les crevettes et autres crustacés formant un second composant important, et les calmars apparaissant régulièrement. Les crevettes comptent particulièrement : ce requin partage son habitat avec les zones crevettières du nord de l'Australie et se nourrit des mêmes animaux que ceux recherchés par les chalutiers, ce qui explique sa fréquence dans leurs filets.
Les dents correspondent exactement à ce régime. De petits triangles dentelés disposés sur les deux mâchoires forment un tranchant fin capable de sectionner la carapace d'une crevette ou le corps d'une sardine, sans avoir besoin des lourdes plaques broyeuses d'un requin cornu se nourrissant au fond ni des dents en scie d'un grand prédateur. Rien ici n'est conçu pour des proies plus grosses que la propre tête du requin.
La chasse se déroule dans une eau où l'on ne voit souvent même pas sa propre main. Les baies tropicales turbides excluent la vue comme sens principal, de sorte que l'animal s'appuie sur l'odorat, la ligne latérale et surtout sur les ampoules de Lorenzini électroréceptrices regroupées le long du long museau, qui détectent à courte distance l'activité musculaire et cardiaque d'une crevette enfouie ou d'un poisson plat. L'œil, inhabituellement grand, suggère que la vue contribue encore dans l'eau plus claire au large et au crépuscule, moment où l'activité alimentaire semble atteindre son pic.
Comportement et une vie menée rapidement
Tout, chez ce requin, prend son sens dès lors que l'on admet qu'il s'agit d'un petit animal dans un voisinage dangereux. C'est une espèce côtière entourée de prédateurs plusieurs fois plus grands qu'elle, elle ne dispose d'aucun armement défensif digne de ce nom, et elle compense en grandissant vite, en se reproduisant tôt et souvent, et en mourant jeune. Les écologues appellent cela une histoire de vie rapide, et parmi les requins, réputés pour l'inverse, le requin à nez pointu australien se situe près de l'extrême.
Concrètement, cela se traduit par des regroupements lâches plutôt que des bancs serrés, grossièrement triés par taille et par sexe, se déplaçant au gré de la marée sur des fonds peu profonds. Les individus ne semblent pas parcourir de grandes distances ; l'espèce occupe la même bande côtière toute l'année, avec un léger déplacement vers des eaux plus peu profondes pendant les mois chauds, lorsque les petits naissent. Aucune migration longue distance n'a été enregistrée.
Les sens et la nage sont ordinaires pour un requin-requiem, ce qui dans cette famille signifie déjà plutôt bon : un odorat puissant qui agit sur des dizaines à des centaines de mètres en aval du courant plutôt que sur les kilomètres du mythe populaire, des paupières nictitantes qui recouvrent l'œil pendant une morsure, et une allure de croisière peu coûteuse en énergie. Ce qui est remarquable, c'est le renouvellement. Une population de ces requins se renouvelle en quelques années à peine, si bien qu'une pêcherie peut en prélever un très grand nombre tout en en retrouvant abondamment la saison suivante, ce qui est la clé de son état de conservation et un contraste instructif avec les espèces à reproduction lente évoquées à la page combien de temps vivent les requins.
Reproduction, diapause et longévité
Le requin à nez pointu australien est vivipare à placenta vitellin : une fois que l'embryon a consommé son vitellus, le sac vidé s'attache à la paroi utérine et la mère l'alimente directement jusqu'à la naissance. Les portées vont de un à dix petits, avec quatre ou cinq comme cas typique, et les nouveau-nés mesurent environ 25 cm.
La gestation elle-même est ce qu'il y a de plus étrange chez cette espèce. Le cycle complet dure de onze à douze mois, ce qui paraît ordinaire, mais la majeure partie se passe sans rien faire : après la fécondation, les embryons entrent dans une période de développement suspendu, une diapause embryonnaire, qui dure environ sept mois et demi, et ce n'est qu'ensuite que la croissance active commence et se poursuit pendant les quatre ou cinq mois restants. L'effet est de fixer le moment de la naissance à la saison chaude sans obliger la femelle à porter des petits à croissance rapide pendant une année entière. Une diapause de ce type est bien connue chez les phoques et certains cervidés, mais rare et mal comprise chez les requins.
La maturité vers un an et la reproduction chaque année ensuite confèrent à ce requin une productivité que presque aucun autre élasmobranche n'égale. Le prix en est une vie courte : l'âge maximal signalé est de sept ans, le chiffre le plus bas enregistré pour une espèce de requin, la plupart des individus mourant bien avant cela. Il n'existe pas de nourriceries au sens strict, car toute l'aire de répartition est constituée d'eaux côtières peu profondes et un petit de 25 cm vit déjà là où vivent ses parents. Pour le contraste avec une espèce à l'autre extrême, voir le requin à pointes noires de récif et l'aperçu de la famille à la page requins-requiem.
Le requin à nez pointu australien est-il dangereux pour l'homme ?
Il ne peut pas l'être. Un requin à nez pointu australien complètement adulte mesure 60 centimètres, avec une gueule de quelques centimètres de large et des dents conçues pour les crevettes. La base de données de SharkSider ne recense aucun incident attribué à l'espèce, et il n'existe aucun mécanisme plausible par lequel il pourrait s'en produire un, hormis un doigt pincé lors de la manipulation.
L'espèce partage bel et bien ses eaux avec des humains, ce qui rend l'absence de cas significative plutôt que le simple effet de l'éloignement. Les plages, estuaires et zones crevettières du nord de l'Australie sont fréquentés et parcourus par beaucoup de monde, et ce petit requin figure parmi les animaux les plus abondants qui s'y trouvent. Il n'a tout simplement aucun intérêt pour quoi que ce soit de cette taille. Là où ce même littoral produit bien des incidents graves, les requins en cause sont les requins-bouledogues dans les rivières et de plus grands requins-requiem au large, et le bilan est présenté sur la page attaques de requins en Australie. Manipuler un individu vivant sorti d'un filet n'exige de précautions que pour le bien du requin.
La base de données SharkSider ne recense aucun incident attribué à cette espèce. Elle s’appuie sur l’International Shark Attack File, le Global Shark Attack File et des rapports locaux vérifiés, et elle est mise à jour chaque semaine.
Statut de conservation
La Liste rouge de l'UICN a évalué Rhizoprionodon taylori en 2018 comme étant en Préoccupation mineure, et, fait inhabituel pour un requin très pêché, l'évaluation constate une population stable. De très grandes quantités sont capturées comme prises accessoires dans les pêcheries côtières au filet maillant du nord de l'Australie et dans la Northern Prawn Fishery, et sont pour la plupart rejetées car l'animal est trop petit pour valoir la peine d'être débarqué.
Ce qui le protège, c'est l'arithmétique. Une espèce qui atteint la maturité à un an, se reproduit annuellement et produit jusqu'à dix petits peut reconstituer une population appauvrie en quelques années, et la modélisation des stocks de requins du nord de l'Australie place systématiquement celle-ci parmi les plus résilientes. Cette résilience n'est pas illimitée et dépend du maintien intact des habitats côtiers qu'elle utilise ; le défrichement des mangroves, le développement portuaire et la dégradation de la qualité de l'eau dans les baies du Queensland sont les pressions les plus susceptibles de compter à long terme.
Depuis novembre 2023, l'espèce bénéficie aussi d'une inscription internationale : toute la famille des requins-requiem a été à cette date ajoutée à l'Annexe II de la CITES, si bien que le commerce des ailerons ou de la chair de tout Rhizoprionodon nécessite désormais des permis. Pour un requin presque jamais commercialisé, l'effet pratique est faible, mais cela referme une brèche, les ailerons de petits requins-requiem étant difficiles à distinguer une fois séchés. L'argument plus large figure à la page pourquoi les requins sont menacés, et le rôle de l'espèce comme proie relève de ce qui mange les requins.
Espèces similaires et proches parents
Le genre Rhizoprionodon compte sept petits requins à nez pointu répartis sur les plateaux chauds du monde, séparés principalement par la géographie et par les proportions des nageoires. Le plus proche parent ici est le requin laiteux (R. acutus), qui partage la côte du nord de l'Australie, atteint environ 1,1 m et possède un museau encore plus long ; tout individu de plus de 70 cm sur cette côte avec cette silhouette est un requin laiteux plutôt que cette espèce.
Les membres atlantiques du genre montrent combien le plan corporel a peu changé : le requin à nez pointu de l'Atlantique du littoral des États-Unis, le requin à nez pointu des Antilles et le requin à nez pointu brésilien sont tous de petits animaux bronze au museau long des hauts-fonds côtiers. Le requin à nez pointu du Pacifique occupe le même rôle sur la côte ouest américaine, et le requin à nez pointu gris dans l'océan Indien.
Sur ses propres fonds, la confusion se fait plutôt avec des juvéniles d'espèces plus grandes qu'avec des adultes. Un requin à pointes noires australien ou un requin des criques à demi-croissance a la même longueur qu'un requin à nez pointu adulte, mais un museau plus court et un corps plus massif, et le requin à tache noire, un autre petit Carcharhinus côtier, porte une tache sombre bien visible sur la seconde dorsale que cette espèce n'a jamais. Un tour d'horizon plus large des petits requins côtiers commence à la page types de requins.
Requin laiteuxfiche espèce
Requin à nez pointu de l'Atlantiquefiche espèce- Requin à nez pointu des Antillesfiche espèce
- Requin à nez pointu brésilienfiche espèce
- Pacific Sharpnose Sharkfiche espèce
- Requin à nez pointu grisfiche espèce
Questions fréquentes
Quelle taille atteint un requin à nez pointu australien ?
Le plus grand spécimen recensé mesurait 69 centimètres, soit environ 2,3 pieds, en longueur totale. La plupart des adultes mesurent 45 à 60 centimètres et pèsent moins de deux kilogrammes, les femelles étant un peu plus grandes que les mâles. Les petits naissent à environ 25 centimètres et atteignent la maturité à 42-47 centimètres vers l'âge d'un an.
Où vivent les requins à nez pointu australiens ?
Sur le plateau côtier tropical du nord de l'Australie, de l'Australie-Occidentale jusqu'au Territoire du Nord et au golfe de Carpentarie, puis le Queensland et le nord de la Nouvelle-Galles du Sud, ainsi que les eaux côtières du sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ils vivent en eau peu profonde et turbide, de la zone de ressac jusqu'à environ 110 mètres.
Combien de temps vivent les requins à nez pointu australiens ?
Sept ans au maximum, le plus court âge maximal enregistré pour un requin. La plupart des individus meurent plus tôt. L'espèce compense par une rapidité extraordinaire à l'autre bout de la vie : maturité vers douze mois et une portée chaque année ensuite, un schéma que les écologues appellent histoire de vie rapide.
Que mangent les requins à nez pointu australiens ?
Les petits poissons osseux constituent l'essentiel du régime, les crevettes et autres crustacés formant un second composant important, et les calmars apparaissant régulièrement. Ils se nourrissent près du fond en eau côtière trouble, repérant leurs proies surtout par l'odorat et par les pores électrorécepteurs du museau plutôt que par la vue.
Les requins à nez pointu australiens sont-ils dangereux pour l'homme ?
Non. Un adulte complètement développé mesure environ 60 centimètres, avec une gueule de quelques centimètres de large et des dents adaptées aux crevettes. Aucun incident n'a jamais été attribué à l'espèce, bien qu'elle soit l'un des requins les plus abondants sur les plages et zones crevettières où des gens travaillent et nagent chaque jour.
Qu'est-ce que la diapause embryonnaire chez ce requin ?
C'est une pause dans le développement. Après la fécondation, les embryons de cette espèce cessent de croître pendant environ sept mois et demi avant de reprendre et d'achever leur développement durant les quatre ou cinq derniers mois, au sein d'un cycle global de onze à douze mois. L'effet est de fixer la naissance à la saison chaude. La diapause est courante chez les mammifères mais rare chez les requins.
Combien de petits a un requin à nez pointu australien ?
De un à dix, quatre ou cinq étant le cas typique, nés à environ 25 centimètres. Les petits sont nourris par un placenta vitellin une fois leur réserve de vitellus épuisée, et naissent donc entièrement formés. Les femelles se reproduisent chaque année, ce qui est inhabituellement fréquent pour un requin de quelque taille que ce soit.
Le requin à nez pointu australien est-il menacé ?
Non. L'UICN l'a évalué en Préoccupation mineure en 2018, avec une population stable, malgré des prises accessoires très importantes dans les pêcheries au filet maillant et au chalut à crevettes du nord de l'Australie. Son taux de reproduction rapide permet à la population de se reconstituer vite. Depuis novembre 2023, il figure à l'Annexe II de la CITES avec tous les autres requins-requiem.
Comment le distinguer d'un requin laiteux ?
Surtout par la taille. Les deux sont de petits requins à nez pointu de couleur bronze partageant la côte du nord de l'Australie, mais le requin laiteux atteint environ 1,1 mètre contre 69 centimètres, et son museau est proportionnellement plus long. Sur ce littoral, un requin à nez pointu d'apparence adulte de plus de 70 centimètres est un requin laiteux.
Pourquoi l'appelle-t-on requin à nez pointu ?
À cause du museau long, étroit et à pointe mousse qui donne son nom à tout le genre, occupant bien plus d'un tiers de la tête. Le nom scientifique Rhizoprionodon fait référence à ses dents en scie en forme de racine, et taylori honore Taylor, d'après qui l'espèce est aussi appelée requin à nez pointu de Taylor.
Sources

Une petite équipe concentrée sur la recherche sur les requins et sur la vulgarisation de la biologie marine. Chaque page est vérifiée par rapport aux données actuelles sur les espèces et à la base de données des attaques de SharkSider, et mise à jour dès que de nouveaux incidents ou de nouvelles recherches paraissent.
Publié le 10 octobre 2022 · Dernière mise à jour le 22 septembre 2026 · Aucun incident attribué à cette espèce dans la base de données SharkSider des attaques, mise à jour chaque semaine.






